33 Tours - Good Vibrations

Good Vibrations est un énorme tube dès sa sortie en septembre 1967 sur l’album Smile Smiley. Cette chanson est aujourd’hui considérée par tous comme l’un des chefs d’œuvre de la musique pop. Mais Good Vibrations, c’est d’abord une aventure. Une aventure qui va durer prêt d’un an, de février à octobre 1966, et dont le coût de production avoisinera les 40.000 dollars, un record toujours en cours aujourd’hui pour une seule chanson.

Ça commence le 18 Février 1966.
Brian Wilson est resté seul à Los Angeles tandis que le reste des Beach Boys est parti en tournée.
Seul aux manettes, il a l’ambition de créer une symphonie de poche. Pour le refrain il veut des violoncelles, qui feraient un bruit de réacteur d’avion. Sur ces cordes, Wilson ajoute le son électronique d’un thérémine. Un instrument bizarre, qu’on a plutôt l’habitude d’entendre dans les films d’horreur de série B.
Avec Clochettes, clavecin + voix, le résultat est un refrain qui fait décoller.

En Octobre 66, Brian Wilson aboutit à une chanson dont les paroles évoquent le parfum d’une fille et les rayons du soleil dans ses cheveux.
Good Vibrations compare les effets de l’amour à ceux d’une drogue. Dans les deux cas, c’est hallucinogène.

Après les sessions d’enregistrements, Brian Wilson se retrouve avec des kilomètres et des kilomètres de bandes. Good Vibrations est donc un collage et un mille-feuilles. Des bouts de musiques, des fragments de quelques secondes, qui sont ensuite agencés en une combinaison magique.

Et cette façon d’aborder une chanson pop par fragments domine l’industrie musicale aujourd’hui encore.

 

 

Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog