Pour bien commencer la semaine...

Au début des années 80, Diane Tell fut choisie par Radio Canada pour représenter son pays au Festival International de la Chanson Française de Spa en Belgique. Et c'est pour participer à cet événement outre -atlantique que Diane Tell décide de créer une chanson originale évoquant les rapports homme femme en s'amusant à inverser les rôles, histoire de dresser le profil de son homme idéal. Échec critique, la chanson fut éliminée au premier tour mais connut, par la suite, un extraordinaire volte-face en devenant de loin la chanson la plus diffusée, reprise, vendue, et  toujours appréciée du public de tout son répertoire.

Jolie ballade sophistiquée, Si j’étais un homme observe avec regret le manque de grands gestes romantiques dans les relations amoureuses. Une mélancolique mélodie au piano ouvre le bal et la chanteuse chante une métaphore sur le fait d’être capitaine de son propre bateau. Elle souhaite exprimer ses sentiments de manière extravagante, mais croit que ce n’est pas approprié et qu’elle doit faire preuve de retenue. Puis, dans le refrain, elle chante « Mais je suis femme et, quand on est femme, on ne dit/fait/achète pas ces choses-là » avant de conclure « Ah ! si j’étais un homme, je serais romantique ».

Coté anecdote : Le succès de Si j'étais un homme ne plaira pas à tout le monde, notamment aux féministes, qui reprocheront à la jeune chanteuse de véhiculer une image archaïque de la femme. Diane Tell s'en défendra en disant que sa seule motivation était de faire voler en éclats les clichés imposés par la société, dans les rapport entre hommes et femmes.

Coté anecdote bis : Diane Tell (de son vrai nom Diane Fortin) aurait dû avoir comme nom d'artiste Diane Bell. Elle avait choisi ce pseudonyme en référence à la chanson d'Anita Ward, Ring my Bell, qui était un immense tube au moment où elle débutait. Seulement, suite à une erreur de l'imprimeur de ses premières affiches, elle est devenue Diane Tell.

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