Et en français, ça donne quoi ???#29

Bien qu'il soit déjà un écrivain assez connu mais sans succès dans son Canada natal, ce n'est qu'avec son premier album Songs of Leonard Cohen qu'il a vraiment attiré l'attention des fans et des critiques. L'album comprend Suzanne qui reste sa chanson phare. Deux autres chansons de l'album, So Long Marianne et Hey, That's No Way to Say Goodbye sont devenues plus connues au fil des ans ; les deux font référence à sa petite amie, Marianne Ihlen, qu'il a rencontrée en Grèce en 1967.

Hey, That's No Way to Say Goodbye est un récit doux-amer qui pose la question : comment dit-on au revoir à la fin d'une relation ? Judy Collins (grande dame de la folk) a d'abord sorti la chanson sur son album Wildflowers de 1967, avant que Cohen ne la chante quelques mois plus tard sur son premier album. La chanson a été écrite au Penn Terminal Hotel de New York et Cohen dit : "Je suis au milieu d'une querelle amère avec une femme blonde. La chanson est à moitié écrite au crayon mais elle nous protège alors que nous manœuvrons, chacun de nous, pour une victoire inconditionnelle. Je suis dans la mauvaise pièce. Je suis avec la mauvaise femme". Nous pouvons supposer que la femme était Marianne Ihlen.

On a tendance à considérer Leonard Cohen comme un chanteur pour intello, mou du genoux et ennuyeux. Mais une fois mis de côté cette première impression, on découvre un géant de la poésie et de la musique, à la voix si caractéristique et au style de guitare si personnel. Il est vrai que nous, malheureux francophones, ne pouvons pas être aussi sensible à ses textes que si nous étions anglophones. Mais pour qui s'y attarde, l'émotion sera belle et bien présente. Il n'empêche, ce premier album est indispensable à tout amateur de folk et de poésie.

Merci à Luka pour la découverte !!!

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